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À Caen, des enseignants soutiennent les revendications des lycéens mobilisés

Julie Bernard 2 min de lecture
À Caen, des enseignants soutiennent les revendications des lycéens mobilisés

Quatre jours après les mobilisations lycéennes des jeudi 1er et vendredi 2 octobre à Caen, des enseignants des lycées Jean-Rostand et Augustin-Fresnel témoignent des tensions observées devant leurs établissements. Ils disent aussi comprendre une grande partie des revendications portées par les élèves.

Selon france3-regions.franceinfo.fr, des professeurs étaient venus assurer leurs cours mais ont trouvé les grilles fermées. Ils sont alors restés près du rassemblement, alors que le nombre de lycéens augmentait et que les forces de l’ordre intervenaient.

Des enseignants inquiets lors des tensions

Plusieurs adultes expliquent s’être placés entre les policiers et les élèves afin de limiter les risques. Ils rapportent avoir redouté des chutes, des mouvements de foule et les effets des gaz lacrymogènes. Des élèves en pleurs, paniqués ou en crise d’angoisse ont été pris en charge, selon les témoignages recueillis.

Les enseignants distinguent toutefois ces moments de tension du déroulement général de la mobilisation. Ils décrivent des lycéens nombreux, organisés et majoritairement pacifiques, avec la volonté de bloquer les établissements sans dégrader le matériel.

Une enseignante estime que la situation s’est dégradée avec l’arrivée de groupes extérieurs, qui se seraient attaqués à des lycéens pour récupérer du matériel destiné à allumer des incendies. Avec d’autres adultes, elle a notamment tenté de faciliter le passage des pompiers sur les axes routiers proches des établissements.

Des revendications largement comprises

Les professeurs cités évoquent des classes surchargées, des salles trop petites, des températures difficiles pendant les périodes de grand froid ou de canicule, ainsi que la pression du contrôle continu et de Parcoursup. Ils soulignent également le manque de moyens pour accompagner les élèves confrontés à ces difficultés.

Ils estiment que cette mobilisation traduit une inquiétude plus large face à l’avenir, notamment à l’entrée dans le monde du travail. Ils regrettent l’absence de réponse politique et espèrent un débouché rapide pour éviter une aggravation de la situation.

Source : france3-regions.franceinfo.fr

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